J’ai lu pour vous : Les Fourmis, par Bernard Werber

Je sens que je vais me faire dégommer par certains potes avec cet article. Désolée d’avance, rappelez vous que je vous aime et que je suis très malade.

Le problème quand tu t’attaques à un livre culte, c’est que les gens qui l’ont adoré  vont te le décrire comme le meilleur bouquin de tous les temps. Au risque…de te le survendre. Alors j’ai lu que le 1er, je sais qu’il y en a 3, mais je crois que je vais m’arrêter à un, c’est bien un.

Pour ceux qui ne connaissent pas, en gros un mec hérite de la baraque de son oncle, un biologiste qui a consacré sa vie à la rédaction d’une encyclopédie sur le fonctionnement de la société des fourmis. Dans une lettre (je crois), il tente de le dissuader d’aller à la cave. Donc forcément le mec y va. Il passe ses journées enfermé là dedans. Et puis un jour, il ne revient plus. Donc sa femme part le chercher. Et ne revient pas. Les flics tentent le coup. Ils descendent pendant des heures. Et puis eux non plus ne reviennent pas.

Parallèlement on découvre la vie de la cité fourmis Bel-O-Kan. Comment elles gèrent la fourmilière, la communication entre elles, la nourriture, la survie, tout ça tout ça. C’est en suivant 327ème, une fourmi mâle qui annonce que son groupe a été décimé par une force mystérieuse, et 103 683ème, une fourmi asexuée, qu’on va découvrir tout ce petit monde.

Pour moi c’est là que ça s’est corsé. J’étais hyper intéressée par la vie des humains, le mystère de cette cave sans fond, et en fait on avait un paragraphe de 10 lignes pour nous dire que machin descendait et que 10h  plus tard il était toujours pas remonté, et hop, 30 pages sur une guerre entre les fourmis naines et les rouges. Et vazy que je te lance un jet d’acide et merde ça marche pas, elle m’a balancé un truc toxique qui me fait pousser des champignons à l’intérieur et blablablabla, bref, la guerre, tout le temps. Et la guerre chiante où tu comprends pas ce qui se passe avec des noms à coucher dehors que tu retiendras pas jusqu’à la fin du bouquin.

Vous allez me dire, un bouquin qui s’appelle « les fourmis », tu t’attendais quand même pas à ce qu’on parle d’autre chose. Non, mais j’avoue que j’ai été très frustrée par les passages si courts sur les humains. Le bouquin est pas hyper long, on aurait pu passer plus de temps dessus sans rien enlever à l’histoire des fourmis. Du coup j’ai mis des semaines à tenter de m’accrocher parce que merde, il parait qu’il est génial ce bouquin ! Et puis j’ai commencé à avoir de grosses insomnies. Alors j’ai sorti mon Kobo, pendant plusieurs nuits, pour faire venir le sommeil à l’aide des Fourmis. Il s’est avéré que la 2ème partie m’a beaucoup plus intéressée que la 1ère, peut être qu’il y a moins de récits de batailles, et la découverte, entre autres, du monde des humains est très bien amenée du coup ça m’a calmée.

Concernant le dénouement (tention spoiler mais bon c’est un peu comme Titanic, y’a prescription après quelques années quand même). J’ai été un peu déroutée par le fait qu’Edmond Wells et son neveu aient créé des pièges dans la cave pour empêcher qui que ce soit de faire demi tour et que ça ne pose de problème à PERSONNE. « Nan nan c’est cool on vit tous dans une cave, on bouffe du miellat et on communique avec les fourmis y a pas de problème, j’en ai rien à foutre d’avoir laissé mon môme à l’orphelinat dans l’ignorance totale de ce que ses parents sont devenus ». Euuuuuh pardon ? Maintenant peut être que je me goure parce qu’il reste quand même 2 bouquins derrière, et que la fourmilière vient de cramer donc il va bien falloir trouver une solution, mais je me suis dit que les gens étaient quand même bien cons dociles, non ?

Bon alors c’est hyper bien documenté hein, on sent que Werber a fait des recherches de dingue, l’histoire est originale, bien écrite, effectivement les fourmis ont une vie fascinante (elles sont totalement dévouées à la vie de la communauté sans aucune conscience de leur individualité),  je pense que si j’avais été préparée au fait que c’était un bouquin sur des guerres d’insectes et que les humains étaient insignifiants dans cet univers, j’aurais pas eu autant de mal à entrer dans l’histoire. Une fois que j’y étais j’ai fini par apprécier ce que je lisais et à me prendre au jeu, j’ai lu les 100 dernières pages très rapidement, mais quand même, pour moi à un moment trop de baston tue la baston.

Ah oui si, le soit disant casse tête hyper compliqué « comment faire 4 triangles équilatéraux avec 6 allumettes » c’est du foutage de gueule un peu non ? C’est pas dur, si ? Ou c’est moi qui suis en train d’être une connasse condescendante ?

Bref tout ça pour dire que malgré le fait que j’ai eu du mal à adhérer à l’histoire, ça reste un livre à lire, pour votre culture et puis parce que je suis assez rude avec lui mais sur la fin j’étais quand même bien angoissée de savoir ce qui allait arriver à ma pauvre 103 683ème . Peut être que c’est ce qui en fait un bon bouquin, s’inquiéter pour la survie d’un insecte à 5h du mat.

Lulu

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A propos Lulu

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Un commentaire pour J’ai lu pour vous : Les Fourmis, par Bernard Werber

  1. fjva dit :

    Comme tu dis, quand un livre est culte il a tendance à être survendu ;-)
    Il est surtout culte à l’époque (et même aujourd’hui) par son originalité et le côté didactique.
    Par contre, ce roman et quelques autres ensuite m’ont laissé l’impression que le style de Bernard Werber manquait de souffle et que ses personnages manquent de vie. C’est plus de la vulgarisation scientifique présentée sous forme de roman qu’autre chose.
    J’ai lu les Thanatonautes il y a des années, et j’ai été beaucoup plus intéressée par toutes les anecdotes que glisse Werber sur la mort dans les cultures du monde entier, que par l’histoire (que j’ai totalement oubliée d’ailleurs).

    Le côté docile, ben… je ne me souviens plus trop, mais je ne vois pas trop ce qu’ils peuvent y faire si les pièges sont si bien faits que ça? On en voit qui viennent juste d’être bloqués? Parce qu’après une phase de révolte à chercher des moyens de fuir, ils ont dû se faire une raison?

    Et pour les allumettes, à l’époque j’avais quand même mis un petit moment à trouver, mais ça dépend peut-être aussi de combien de temps tu as passé à faire des jeux de ce genre « à plat »… Ce genre de problèmes, ce n’est pas une question de logique. Tu peux très bien passer des mois sans trouver le truc, ou être dans le bon état d’esprit pour trouver tout de suite.

Je suis sure que tu as quelque chose d'intéressant à dire :-)

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