Skip The Use@Le Transbordeur, Villeurbanne, 24/10/2012

Parce que oui, malgré les apparences de ces derniers mois, j’écoute d’autres trucs aussi. Donc le 24 Octobre j’avais la chance d’avoir ma place pour Skip The Use au Transbo. La chance parce que je crois que c’était complet. Pas de photos de ma part parce que quand j’ai vu le bordel dans la fosse j’ai préféré ranger tout appareil pouvant casser. Du coup toutes les photos de l’article on été piquées au blog du Transbo, et les photos sont au crédit de Brice Robert (www.b-rob.com) .

On arrive tranquillou à 19h45, on se met pas trop près parce qu’il parait que Skip The Use ça bouge un peu. (« un peu ». LOL. Mdr de lol même). A 20h c’est notre amie la 1ère partie qui débarque, The Popopopops, un groupe rennais. Ils font très bien leur travail et réveillent gentiment le public, nous font une reprise de Break on through (to the other side) des Doors qui va bien et se retirent comme des princes.

On se remet à papoter en attendant STU, mais très vite la fosse devient de plus en plus dense. Je me dis aïe, ça va faire mal. On se ménage quand même un petit espace vital à 3, tant bien que mal.

Et puis le groupe finit par arriver, hétéroclite. Mat Bastard se pointe avec un chapeau et un sweat tout pourri, je me dis que d’après ce que j’ai vu sur les vidéos, il tiendra pas longtemps comme ça. D’ailleurs au moment où je le pense, il vire tout. Ouais je sais c’est super important de parler de ce genre de choses, mais quand toi tu crèves de chaud dans la fosse t’espères un peu que eux, sur scène, ils misèrent aussi. Bref ils commencent direct avec People in The Shadow et là foule explose littéralement. Le Transbo c’est pas super grand mais on a l’impression que les murs se resserrent autour de nous. Mat se déchaîne, court partout, fait des vannes pourries à tire l’arigot (quelle jolie expression), ils nous mettent une ambiance de ouf.

J’ai pas exactement la setlist en tête parce que c’était y a longtemps et que contrairement à Muse, on a pas de fanatique qui poste la setlist sur twitter au fur et à mesure du concert. Mais il nous font la quasi totalité de l’album je crois (en même temps ils en ont un seul), de Antislavery à PIL, en passant par She’s My Lady.

Alors que notre espace vital se réduit encore, Mat décide de faire joujou avec le public. « Bon on va faire un truc, vous allez galérer dans les gradins mais j’en ai rien à foutre. A mon signal vous allez tous partir à gauche, puis à droite, et on recommence ». Je regarde mes camarades de concerts avec la peur dans les yeux, on se dit qu’on va se tenir pour pas se perdre. Et on fait bien, parce qu’autant à un concert de Cali tu peux faire ça dans la discipline, autant pour STU…La salle se transforme en un pogo géant et je manque plusieurs fois de tomber dans l’enfer de la fosse. Si je vous dis que j’ai GRAVE kiffé ce moment vous me prenez pour une maso  ? Une fois que Mat s’est bien amusé, on se retrouve presque à notre place initiale mais notre espace vital a disparu. Je sais pas quelle taille vous faites, mais moi je fais quasiment 1.80m, du coup c’est rare de trouver des gens aussi grands que moi. Sauf en concert, où TOUS les grands de la ville se retrouvent devant moi. C’est systématique, je crois que c’est un complot. Si.

Le groupe déchaîné continue à nous dérouler une setlist de dingue, You Are, The Face, Give Me Your Life, et puis Fallin’ qui a quand même un énorme air de Bloc Party . C’est marrant avant le concert j’avais jamais réellement tilté, mais l’influence est évidente. Par contre même s’ils le renient absolument pas, apparemment c’est pas une volonté de leur part. Bref sur Fallin’ ça saute aux oreilles. Et puis Mat nous parle de leur ancien groupe punk, Carving (?), et nous dit qu’à Lyon on a carrément de la chance parce que son meilleur poto à la vie à la mort qui jouait avec lui dans le groupe est parti vivre chez nous (il doit se mordre les doigts d’avoir quitté le groupe soit dit en passant) et que du coup, eh bah la chanson d’après, elle est pour lui. Et la chanson d’après, c’est Don’t Want to Be a Star. Et même qu’on a grave de la chance, parce que Mike, son poto, il monte sur scène pour la chanter avec eux. Ouais c’est trop mignon l’amitié. Comme Mike quoi (pardon mais grrrr). Alors j’ai un souci avec cette chanson, qui, d’après les commentaires que j’ai pu lire sous les vidéos, est une cover des Clash. Sauf que je trouve nulle part l’originale, du coup je m’en remets à vous, public intelligent et cultivé, si vous la trouvez, ou si vous connaissez le fin mot de l’histoire, surtout n’hésitez pas à m’en informer. Par avance merci, cordialement.

(soit dit en passant j’emmerde DailyMotion pour faire en sorte que ce soit SI compliqué de mettre une de leurs vidéos sur WordPress.)

A la fin de la chanson, après ce moment de bromance exceptionnel, il interpelle les journalistes de la salle et leur dicte leur texte pour leur article du lendemain « bon alors demain quand vous écrirez votre article, vous pourrez dire « Skip The Use, c’est des gros porcs, mais à un moment ils étaient beaux »

Et puis parce que Mat, il aime vraiment bien jouer avec nous, il en remet une couche : « Donc maintenant, vous allez tous vous asseoir et à mon top vous vous relevez ». Donc comme je vous l’ai dit, les murs s’étant rapprochés de nous, la salle étant au max de sa capacité, il a été difficile pour certaines personnes d’atteindre le sol. Là encore je me tiens à mes camarades de concert pour qu’on se perde pas au moment du raz de marée. Peine perdue : au moment où tout le monde se relève en sautant (et en foutant le bordel soyons clairs), un immense mouvement de foule passe à côté de moi et emporte une de mes camarades de concerts à 10 mètres de moi en approximativement 1 seconde et demie. Je l’ai même pas vue partir, je tente de la rattraper mais elle était déjà loin, je la reverrai pas avant le rappel. Holy shit !

Après 1h de concert, les mecs se barrent. Y a des gens qui viennent jamais en concert et qui connaissent pas le principe du rappel, ils s’en vont. Bah oui hein, on voudrait pas avoir les bouchons en sortant. Je pense aux gens qui n’ont pas pu avoir de place et je maudis ceux qui se rendent pas compte de la chance qu’ils ont. Parce que bah oui, le groupe revient et nous offre Ghost, qui est juste exceptionnelle reprise par toute la salle. Ils enchaînent avec Bullet et une reprise génialissime de Song 2. wouh ouh ! Ils nous préviennent qu’il va falloir qu’on donne tout (Genre il nous reste des forces) pour la dernière chanson : Bastard Song ! Je suis contente, c’est ma préférée, elle est super énergique et elle permet un échange avec le public vraiment sympa. Même qu’en pleine chanson il remplace les paroles par celles de « Quand la musique est bonne » de feu-musicalement Jean Jacques Goldman. Ma camarade de culture est contente elle aussi, du coup (oui, elle a un passé musical pas très glorieux, encore que JJG, y a quand même carrément pire).

Bref après nous avoir fait chanter, danser, hurler, asseoir, sauter, m’avoir fait transpirer toute l’eau de mon corps et avoir tué mes pieds dans mes nouvelles bottes (je sortais du boulot et j’ai pas droit aux converse là bas, ma vie est difficile), Skip The Use nous saluent, nous remercient chaleureusement et nous laissent dans le chaos d’une fosse qui a la gueule de bois d’une soirée très arrosée. Clairement ça faisait un bail que j’avais pas fait un concert aussi violent et crevant mais c’était énorme. J’en reviens toujours pas de cette énergie de dingue que Mat dégage, je sais pas comment il fait mais en tout cas, chapeau. Si vous n’avez jamais vu Skip The Use et que vous hésitez, eh bah arrêtez. Prenez votre place si vous arrivez à en trouver une, et allez péter un plomb dans une salle surchauffée. Vous aurez peut être des bleus, mais vous ne le regretterez pas parce que Skip The Use, c’est des gros porcs, mais à un moment ils étaient beaux.

Lulu

(Comment ça ça fait plus d’une semaine que le concert est passé ?)

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A propos Lulu

J'aime : Lyon la musique mes sistas mes camarades de culture le Nutella et l'Ovomaltine Crunchy la rebel tooth de Matt Bellamy les expos d'art contemporain parce qu'on rigole bien les éditions "pour les nuls" préparer mes voyages le thermomix de ma maman J'aime pas : Avoir les cheveux mouillés me lever le matin pour aller au taff que Facebook s'estime propriétaire de moi Etre malade les cruches les imprimés léopard et les jupes en sky
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7 commentaires pour Skip The Use@Le Transbordeur, Villeurbanne, 24/10/2012

  1. Camarade de culture dit :

    Rho c’est pas cool de balancer comme ça sur ta camarade de culture… JJG fowever :-p

  2. François dit :

    Bonjour. Merci pour ce compte-rendu. Pour infos, les photos sont à mettre aux crédits de Brice Robert (www.b-rob.com), merci de le rajouter. A bientôt
    François pour Le Transbordeur.

  3. John S dit :

    Looks like a great concert. Excellent photos – yours or Brice Robert’s? Not that it matters. and I enjoyed the video – some good noise! Allez STU!

    • Lulu dit :

      They’re Brice Robert’s! I couldn’t take any photos, the crowd was too violent and I didn’t want to lose my camera! It was, indeed, a great show for a great band. You should listen to their album « can’t be late », it’s in english and it gives you the energy you need to get out of your bed in the morning :-)

Je suis sure que tu as quelque chose d'intéressant à dire :-)

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