Festival Musilac, Aix les Bains – 14 Juillet 2012

Le weekend dernier avait lieu la 11ème édition du festival Musilac, au bord du lac du Bourget, à Aix les Bains. Toute la semaine on a pleuré devant le site de météo France en voyant les prévisions d’averses toute la journée du samedi. Et puis Ô joie, les dieux étaient avec nous, la météo a dit des conneries. Il a fait un soleil magnifique toute la journée et un super temps toute la nuit. In your face météo france !

Alors le cadre du festival est juste extraordinaire. D’un côté, la montagne, de l’autre le lac, et en face, la musique. PAR-FAIT. Cette année, les 2 scènes sont l’une a côté de l’autre, comme ça on a pas à bouger pour changer de scène.

On est arrivées sur Aix vers 14h30. Dès la sortie de l’autoroute des panneaux nous indiquaient le parking Musilac. Là bas, une navette passait nous chercher pour nous emmener sur le site du festival. Très bonne organisation, comme c’est rare ça mérite d’être souligné. Après une petite balade fort agréable au bord du lac, on entre sur le site du festival. J’étais déjà venue en 2008 et j’ai à peine reconnu les lieux. Le petit festival est devenu grand, avec un nombre impressionnant de stands de bouffe et autres. Comme on aime pas ce que fait le mec qui passe (Lescop ?), on se jette sur le stand Haribo et on achète 750g de bonbons. C’est tellement bon la honte.

Et puis Trombone Shorty & Orleans Avenue arrivent sur scène. Comme leur nom l’indique, il y a des instruments à vent. On a écouté une chanson la veille, ça avait l’air sympa. Et c’est la première très bonne surprise de la journée. Monsieur Trombone Shorty, accompagné de Orleans Avenue, sait réveiller une foule de festivaliers. C’est super festif, le mec est un vrai showman et OH MY GOD, ils font une cover de Brain Stew de Green Day ! Vous n’êtes certainement pas au courant mais Green Day c’est LE groupe grâce à qui le monde de la musique s’est ouvert à moi. Grâce à eux ma vie a littéralement changé, ça parait con de dire ça mais c’est réellement le cas. Je ne les écoute plus (d’ailleurs leur dernier single, sorti aujourd’hui, est bien pourri) mais ils me font toujours ce petit effet, du coup quand on a entendu les premières notes on a halluciné. Par contre je pense que c’est surtout à voir en live. Un album de trombone, ça peut gonfler au bout de quelques chansons.

Après ça on devait avoir Ben Howard. On ne sait pas ce qu’il s’est passé, mais à la place on a eu Fanfarlo, je suppose qu’ils l’ont remplacé au pied levé mais on a eu aucune info. Et comme on a pas aimé, on est allées se poser dans un coin. On s’est relevées pour Band Of Skulls. J’avais vraiment hâte de les voir, je me disais que vu le son studio, ça devait vraiment claquer en live. Et j’avoue que j’ai été un peu déçue…J’ai pas trouvé qu’ils avaient une super pêche et surtout le son était mauvais, on entendait beaucoup trop les instruments par rapport aux voix. Bon j’ai quand même bien kiffé ma race sur I Know What I Am et j’ai bien bavé sur les guitares du chanteur, et puis comme j’aimais de toute façon les chansons, j’ai passé un bon moment, mais je m’attendais à mieux. Peut être qu’ils sont meilleurs dans une petite salle avec un public à eux.

Après Band of Skulls c’était l’heure d’OrelSan. On a donc décidé d’aller manger parce que bon, OrelSan…Mais je pense qu’on a eu tort. Quand on est revenues dans la fosse il jouait la dernière chanson du set et il y avait une ambiance de dingue. Un petit regret de pas être restée pour voir ce que ça donnait parce que ça avait l’air bien, en fait.

Sur la scène d’à côté, c’est Metronomy qui s’est installé. J’avais un peu peur parce que c’est une musique très calme, limite à écouter shouté (ça tombait bien, avec tout le chichon qui a tourné autour de nous toute la soirée, je crois que je vais devoir éviter les prises de sang pendant 3 mois si je veux pas être prise pour une droguée), dans le noir, et seul. Et puis en fait, c’était vachement bien. Ils sont mignons, ils essayaient de parler français « les montagnes sont beaux » ou des conneries dans le genre, ça nous a fait marrer et du coup ils ont mis le public dans leur poche. Et puis contre toute attente, leur musique se prête vraiment bien au live, ça lui donne une toute autre dimension et j’ai été gentiment emportée. C’était frais, presque festif et vraiment très agréable.

Une fois Metronomy partis, on essaie de s’avancer sur la scène Montagne, pour être le plus proche possible de la scène. C’est là que la configuration du festival pose problème : c’est le bordel !! On joue des coudes (un peu) et on se retrouve à une place acceptable pour attendre LE groupe que je veux voir : Franz Ferdinand. Je les avais déjà vus en 2009 à Rennes et c’était déjà vachement bien, je voulais donc réitérer ce moment. Et OH MY GOD quoi ! En 2009 j’étais loiiiiin, alors que là on était au coeur de la fosse, donc de l’ambiance, et j’ai rarement vu ça dans les concerts rock (je mets à part les concerts punk avec braveheart, pogo, circle pit et compagnie). C’était super festif, les gens participaient vraiment et il y avait vraiment une chaleur (autre que celle de la transpi) qui se dégageait de la fosse.

Bon, on a eu notre lot de boulets bien sur : ceux qui ne connaissent pas les paroles et qui donc chantent en yaourt TOUTES les chansons, ceux qui veulent passer, ranafout qu’il y ait pas de place, ils te bousculent, te marchent dessus, mettent leurs aisselles sur ta tête, et sont TOUJOURS plus grands que toi (et croyez moi, c’est pas peu dire dans mon cas). Je crois qu’en fin d’été je ferai un article sur les relous en festoche parce que ça vaut vraiment son pesant de cacahuètes.

Mais bref, rien n’a pu entacher mon enthousiasme, Franz Ferdinand ont été exceptionnels. Je me suis rendue compte à quel point toutes leurs chansons étaient non seulement des tubes mais des hymnes. Ce rythme martelé reconnaissable entre mille, ces riffs de dingue (vous ne vous rendez pas compte le nombre de leurs chansons utilisés dans les reportages d’Envoyé Spécial, Capital, Zone Interdite et j’en passe), et cette énergie de malade sur scène. Ils ont une capacité démente à soulever les foules. Il suffit d’une note de Do You Want to ou The Fallen (que j’ai enfin pu entendre en live) pour enflammer 25 000 personnes. Bordel c’était beau. Ils nous ont joué deux nouvelles chansons, j’ai beaucoup aimé la première, un peu moins la deuxième mais ça promet pour le prochain album, j’ai hâte. Et puis la bombe Take me Out a tout simplement fait exploser la foule.

Quand on connait bien un groupe, on sait en général par quelle chanson ils terminent. Pour FF, c’est This Fire. sauf que là non. Après Outsiders, Alex s’approche du micro et nous dit « on aurait vraiment adoré vous jouer This Fire mais malheureusement on doit quitter la scène ». Alors que leur temps de set n’était pas écoulé. Noooooooooooooooon !!! C’était trop court ! Légèrement dégoûtées mais bon, c’est le jeu, les timings sont serrés en festival.

Et le prochain sur la liste c’est Lenny Kravitz, donc tu m’étonnes qu’il faut lui laisser la place. Sauf que nan. Lenny Kravitz et son ego surdimensionné se sont permis d’arriver 15 MINUTES en retard par rapport à l’heure prévue, alors que la scène était prête. Vous aussi vous vous dites que Franz Ferdinand auraient pu jouer au moins 3 chansons du coup ? Ouais, il partait mal Lenny, ça allait être super difficile pour lui de se faire pardonner là.

Donc la rock star arrive comme une fleur, en retard. Il interprète ses plus grands tubes, de American Woman à Black and White America, en passant par Stand. Nous on boude parce qu’il se la racle un max et parce qu’il fait des jam de merde qui durent un quart d’heure. Le genre de trucs que seuls les musiciens qui sont sur scène kiffent, parce que nous on se fait grave chier (sauf quand on est un fan hardcore). A part ça il interprète bien ses chansons, c’est un super guitariste et il met une ambiance de dingue. Ouais mais moi j’aime pas les lovers, surtout ceux qui n’ont aucun respect pour les groupes qui passent avant et après eux. Parce que oui, il a fini en retard du coup. Il a mordu sur le set de Shaka Ponk en jouant Are You Gonna Go My Way (mais bon, j’aurais mal vu un concert de Lenny Kravitz sans cette chanson), qui eux, bizarrement ne se sont pas fait attendre mille ans. Comme quoi c’est possible. Nous on a fini par s’asseoir après un jam relou beaucoup trop long, et pendant la moitié du concert j’ai vu ça :

Mais je conçois tout à fait qu’en tant que fan on ait aimé. Moi en tant que fan du groupe d’avant et du groupe d’après, je l’ai trouvé irrespectueux. Parait qu’il n’a pas pu jouer Let Love Rule à cause du timing. Eh bah c’est bien fait. Ouais je peux être une sacrée connasse quand je suis frustrée musicalement. Bon je suppute qu’il est pas seul fautif hein, l’orga y est certainement pour quelque chose. Mais quand même !

Et donc les petits Shaka Ponk sont arrivés sur scène en bondissant. Ils ont une réputation de ouf en live et j’ai tout de suite compris pourquoi. A la première chanson, le chanteur est déjà parti slammer dans le public. Ils ont une énergie de dingue et ça fait vraiment plaisir à voir. Bon par contre ils sont français mais entre elle qui parle anglais et lui qui parle je ne sais quelle langue proche du français, on se demande d’où ils viennent, finalement ! Pendant le set, la batterie a pété, du coup il s’est trouvé un peu con « bon bah on va faire ce qu’on appelle communément de l’ameublement, ça va vous ? Vous avez vu qui ce soir ? », c’était mignon. On est parties après Let’s Bang, l’avant dernière chanson du set, mais pour des raisons de logistique on a pas pu écouter la dernière. Et puis Don Rimini, qui passait juste après, c’est pas du tout notre trip.

Là encore bon point au festival pour l’organisation, avec les navettes et tout et tout, c’est rare quand c’est pas l’anarchie alors bravo Musilac !

Pour conclure, une bien bonne journée dans un cadre de ouf et avec de la musique de dingue. Que demander de plus ? D’avoir plus de tune pour pouvoir faire les 3 jours peut être.

Lulu

Edit : je sais déjà que je vais me faire pourrir par les fans de Lenny Kravitz, vous m’en voyez navrée !

Edit bis :  bon la moitié des recherches google qui arrivent sur mon blog sont « lenny kravitz retard musilac », je voudrais pas dire mais ça s’invente pas !

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A propos Lulu

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Un commentaire pour Festival Musilac, Aix les Bains – 14 Juillet 2012

  1. soskitos dit :

    Lenny Kravitz n’a pas la classe d’un Ben Harper.

    Sinon, pour ton info inutile, le « pic » sur la « montagne » que tu as mise en photo, ça s’appelle « La dent du chat ».
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dent_du_Chat

Je suis sure que tu as quelque chose d'intéressant à dire :-)

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